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Salut c’est Sébastien, et bienvenue à nouveau dans cette série d’exercices que je te propose dans le cadre de l’épuisement et du burn-out. Cet exercice fait partie du programme de formation, renforcement mental en 21 jours. Dans l’ordre, je crois, je t’ai déjà proposé l’exercice de la vague, alors cet exercice c’était vraiment pour apaiser les tensions mentales et pour dissoudre cet acide phosphorique qui est créé dans ta tête lorsque tu as un stress mental. Puis, je t’ai proposé un autre exercice qui utilisait le principe de la dilution, en allant chercher un point d’accu-pression. Alors si tu n’as pas encore vu ces exercices, je te recommande d’aller les voir. L’accu-pression permet de diluer les tensions physiques issues de l’émotionnel, mais cela ne suffit pas, maintenant il y a besoin que tu lâches prise avec ton mental.

Aparté sur le lâcher prise

Le lâcher prise, c’est bien souvent un terme qui fait un peu peur ou qui est mal compris, mal défini, mal interprété. Les gens pensent qu’il s’agit de quelque chose de mental, alors qu’en fait non, ce n’est absolument pas comme cela que ça marche. Quand tu as une problématique, par exemple tu es en prise avec un sujet fort ou tu traverses des épreuves sur ton chemin, tu es tellement pris dedans que tu as beau faire ce que tu veux, le fait de te dire mentalement que tu dois lâcher, cela ne marche pas.

Beaucoup de personnes tentent de lâcher prise en prenant en réalité la fuite : comme par exemple se réfugier en faisant des heures de sport, et c’est quelque chose que je faisais moi-même. Alors oui, tu vas faire une heure de sport et tu vas ressentir les endorphines en toi, tu vas être plus tranquille, plus apaisé, mais dès que ces endorphines partiront, il suffit que ton sujet soit assez puissant pour qu’il revienne te hanter.

Chassez le naturel il revient au galop, comme on dit. La plupart des personnes qui te disent de lâcher prise partent du principe qu’il suffit de se le dire mentalement pour que cela fonctionne. Alors en effet, certaines personnes peuvent se créer un auto conditionnement suffisamment puissant pour se couper de leur système émotionnel et ainsi ne plus ressentir la problématique. Le problème, c’est que c’est une stratégie, tout comme le sport, et que tôt ou tard cela te rattrape. La stratégie de la fuite ou celle de l’auto conditionnement n’ont jamais réussi à faire partir une réaction émotionnelle.

Conditionnement du subconscient

Je t’en ai parlé en début de semaine, durant la petite enfance entre 0 et 10 ans, tu n’as pas développé assez de conscience et c’est ton système de survie qui va se fabriquer automatiquement, à partir des personnes qui constituent ton environnement, des stratégies qui vont faire partie de ton système de survie.

Par exemple, lorsque tu es un enfant qui n’a pas eu le droit d’exprimer ses émotions. Autre exemple, on dit souvent qu’un homme ne doit pas pleurer car cela n’est pas un symbole de virilité. C’est pourquoi à l’âge adulte, la plupart des hommes auront honte de pleurer, éprouveront de la colère, et tenteront de contrôler un maximum les émotions de tristesse. Tout ça c’est du conditionnement qui a été fait durant la petite enfance et qui aujourd’hui muselle des émotions.

Lorsque tu es enfant, ton système de référence c’est papa et maman et c’est normal ce sont tes géniteurs : ils te nourrissent, ils s’occupent de toi, et dans ton système de survie tu es très dépendant d’eux, sinon tu pourrais venir à mourir. Ta stratégie de survie, c’est d’automatiser les fonctionnements dans ta famille qui vont te permettre de rester en vie. Du coup, le problème, à l’âge adulte c’est qu’il y a des comportements automatiques qui sont névrotiques car ils t’empêchent de vivre pleinement tes émotions et donc de t’en libérer afin d’être davantage dans la joie et l’apaisement.

Il y a quelques années, j’étais énormément dans ma tête parce que je me suis coupé, pas entièrement heureusement, de mon système émotionnel. Je me protégeais intérieurement de toute ma sensibilité et je revêtais un masque social afin de paraître quelqu’un de solide, de stable, de masculin.

Expérience sociale de conditionnement

Je ne sais pas si tu as vu cette vidéo sur YouTube, cette expérience sociale que l’on a faite avec des personnes pour illustrer ce qu’est un conditionnement. Ce sont des personnes qui devaient s’asseoir et se lever, simplement en imitant les personnes qui étaient dans une pièce alors qu’eux-même ne savaient pas pourquoi ils faisaient cela. Ce qui est assez hallucinant dans cette histoire, c’est que même lorsque les gens demandaient pourquoi est-ce qu’ils font ça, pourquoi ils doivent se lever et s’asseoir lorsqu’une sonnerie se déclenche et qui ne le comprennent pas rationnellement (car personne ne sait en réalité pourquoi ils font ça), et bien ils le font pour ne pas ressentir l’exclusion du groupe.

Le conditionnement par imitation engage le besoin d’appartenir à un groupe qui est dans un besoin de sécurité de base. Historiquement, il fallait être en groupe pour pouvoir tenir tête à des tribus rivales ou pour chasser collectivement des animaux sauvages.

Ce qui est même assez surprenant, même lorsque les personnes partent du lieu et que les dernières personnes qui se retrouvaient à imiter les personnes qui venaient de partir, elles pourraient se dire qu’elles pourraient maintenant arrêter de se lever et de s’asseoir tout le temps, mais non ! Ces personnes-là vont perpétuer le conditionnement tout en continuant à ne pas savoir pourquoi ils le font. De nouvelles personnes vont venir dans la pièce et vont voir les personnes s’asseoir et se lever lorsqu’une cloche retentit, mais ils vont à leur tour malgré eux, se faire conditionner.

Se déconditionner

Alors comment faire pour se déconditionner ? Lorsque le conditionnement a été mis de manière automatique et que c’est quelque chose que tu fais sans y réfléchir, tu vois bien que cela ne va pas fonctionner si tu te dis simplement qu’il va falloir que tu arrêtes. C’est un conditionnement reptilien, c’est-à-dire un conditionnement lié à la survie, le conditionnement le plus puissant que tu puisses avoir à l’intérieur de toi.

Il va donc falloir jouer sur ce cerveau reptilien, qui fonctionne en mode binaire : 0 / 1, et l’on va utiliser pour cela le système nerveux périphérique.

Grâce à ce système nerveux périphérique, on va pouvoir informer, modifier des systèmes neuronaux qui sont associés avec l’événement engagé dans la réaction émotionnelle. Cela a l’air compliqué, mais tu vas voir que c’est très simple. Alors, je vais beaucoup plus en détail dans la formation, mais je vais déjà te donner cet exercice de lâcher prise pour faire sauter cette boucle mentale qui te trotte dans la tête.

Cet exercice va utiliser les yeux et tu vas voir que c’est extrêmement basique et puissant. Au début tu vas même te demander si ce n’est pas un peu bizarre mais justement ce n’est pas un exercice qui fait appel au mental rationnel mais reptilien donc c’est un exercice qui passe par le corps pour aller régler la survie.

En pratiquant cet exercice, tu vas voir que tu n’auras plus besoin de prendre la fuite en faisant des heures et des heures de sport, et tu n’auras plus besoin de tout conditionner et de maintenir ce conditionnement pour garder tes émotions sous le couvercle, en silence.

Exercice

Donc on va utiliser les mouvements oculaires et ce que tu vas faire, c’est de regarder droit devant toi. Alors c’est un exercice que tu peux faire assis ou debout, tu vas regarder un point fixe dans ton horizon, droit devant toi. Ensuite, tu vas faire monter tes yeux jusqu’au plafond, tu vas fixer ce plafond pendant une fraction de seconde puis tu redescends les yeux en repassant par le milieu là où tu as fait tout à l’heure une focalisation sur le point central. Tu gardes une fraction de seconde cette focalisation, puis tu descends les yeux et tu regardes le plancher pendant 1/2 seconde. Ensuite, tu remontes à nouveau dans le centre de ta vision, tu marques un petit temps d’arrêt, et tu montes tes yeux à nouveau au niveau du plafond. Pratique cet exercice une vingtaine de fois, en respectant une fraction de seconde de pause lorsque tu arrives dans le point central.

L’idée, c’est d’aller de plus en plus vite, et de provoquer une sorte de petit vertige oculaire.

Une fois que tu as terminé le mouvement de haut en bas, on va faire la même chose de gauche à droite. Tu pars toujours du point central qui se trouve à ton horizon, tu tournes tes yeux sur la gauche, reviens sur le point central où tu maintiens une fraction de seconde, et tu tournes tes yeux vers la droite. À nouveau, tu fais cette répétition gauche droite pendant une vingtaine de cycles. Fais bien attention, la tête doit rester fixe, ce n’est que les yeux qui balayent la pièce, le mur, que tu es en train de regarder.

Ensuite, tu vas créer des infinis. On va d’abord faire un exercice où tu vas dessiner avec des yeux un infini horizontal. Même principe que tout à l’heure, tu pars toujours du point central, tu remontes en diagonale vers la gauche en haut, tu matérialises avec tes yeux un début de boucle en allant en bas à gauche tu remontes ensuite en diagonale au niveau du point central, tu fais une milliseconde, tu prolonges cette diagonale jusqu’en haut à droite, puis tu démarres une boucle en passant vers en bas à droite puis tu remontes en diagonale pour repasser au milieu dans ton point central et tu termines en revenant en haut à gauche. Tu répètes cette infini horizontal pendant 20 cycles.

Et pour terminer, tu vas faire exactement cette même boucle infinie, de façon verticale. Toujours le même principe, tu pars du point central tu remontes en haut à gauche pour boucler en haut à droite, tu redescends en diagonale vers le point central où tu marques un micro temps d’arrêt, qui prolonge cette diagonale en bas à gauche puis tu boucles en bas à droite pour remonter en diagonale en haut à gauche tout en repassant vers le point central et en marquant une micro pauses. Tu répètes à nouveau cet exercice de la boucle infinie pendant 20 cycles.

Conclusion

Fais cela régulièrement tant que tu auras des boucles mentales dans ta tête, tant que tu auras de l’émotion qui est déclenchée à chaque fois que tu boucles dans ta tête. Tu vas voir qu’avec la pratique, ces petites boucles mentales vont progressivement lâcher et faire en sorte que le sujet qui te préoccupe aujourd’hui n’ait plus de raison d’exister.

La conclusion de cet exercice, lorsqu’il est bien pratiqué, c’est que bien souvent notre sujet de préoccupation n’apparaît plus au niveau du mental si bien même que nous devons même y penser pour à nouveau se souvenir que ce fut une problématique. En réalité, on se rend compte qu’il n’y avait pas réellement de problème mais on ne peut se rendre compte de cela que  lorsqu’on a désengagé la boucle mentale.

Alors avant de pratiquer cet exercice, pratique également les autres exercices que je t’ai cités plus haut dans la description, car ces exercices-là vont déjà te permettre d’être un petit peu plus calme. Cet exercice oculaire arrive en second lieu, car si tu es énervé ou triste, tu n’auras ni le calme ni la motivation nécessaires pour le pratiquer. N’hésite pas à jeter un œil dans le programme de formation, renforcement mental en 21 jours, ces exercices ne sont en réalité que des apéritifs. Dans le bon gros menu de la formation, on va aller beaucoup plus en profondeur et je vais te donner de réels outils de transformation intérieure.

Néanmoins, ces outils que tu peux déjà pratiquer au quotidien, te permettront, là maintenant, d’améliorer déjà ta qualité de vie. En tout cas, ce sont des exercices que je pratiquais moi-même et qui m’ont permis de faire un certain chemin. Pour continuer le chemin, il y a besoin d’exercices et de pratiques au quotidien qui seront beaucoup plus profonds. Je te remercie, pratique bien cet exercice, pratique bien tous les exercices que je donne cette semaine, et on se donne rendez-vous dans la formation, jusque-là, je te dis à la prochaine et une très bonne journée.